Deux personnes jasent : Il faut plaindre les pays qui n’ont pas de héros. Non, il faut plaindre ceux qui en ont de besoin (une citation de Sarah Bernard, si ma mémoire est bonne). Dans le domaine du développement, la question des leaders est importante, mais ne tombons pas dans l’idolâtrie.
Selon l’avis d’un spécialiste (Henry Mintzberg), il serait même dangereux de faire la promotion excessive du leader. Nous aurions tort de nous en remettre à ces seuls individus pour faire avancer nos organisations et nos sociétés. L’émergence d’un leader ou du leadership est le résultat d’un processus collectif. En misant sur l’individu, nous réduisons les autres au rôle de suiveurs et nous transformons ce processus social et un processus personnel et nous portons atteinte au sens de la communauté qui joue un rôle crucial dans le développement des organisations ou des communautés. Ainsi, le leadership est intégré à un ensemble organisationnel. Ainsi, Mintzberg propose un nouveau terme plus adapté au phénomène du leadership, le « communautéship », pour décrire les processus collectifs qui mènent à des réalisations remarquables. Voir le lien suivant
Cette nouvelle forme de gouvernance nous amène à nous interroger sur notre propre façon de voir le leadership ou de travailler avec des leaders.
