Deux personnes jasent : Il faut plaindre les pays qui n’ont pas de héros. Non, il faut plaindre ceux qui en ont de besoin (une citation de Sarah Bernard, si ma mémoire est bonne). Dans le domaine du développement, la question des leaders est importante, mais ne tombons pas dans l’idolâtrie.

Selon l’avis d’un spécialiste (Henry Mintzberg), il serait même dangereux de faire la promotion excessive du leader. Nous aurions tort de nous en remettre à ces seuls individus pour faire avancer nos organisations et nos sociétés. L’émergence d’un leader ou du leadership est le résultat d’un processus collectif. En misant sur l’individu, nous réduisons les autres au rôle de suiveurs et nous transformons ce processus social et un processus personnel et nous portons atteinte au sens de la communauté qui joue un rôle crucial dans le développement des organisations ou des communautés. Ainsi, le leadership est intégré à un ensemble organisationnel. Ainsi, Mintzberg propose un nouveau terme plus adapté au phénomène du leadership, le « communautéship », pour décrire les processus collectifs qui mènent à des réalisations remarquables. Voir le lien suivant

Cette nouvelle forme de gouvernance nous amène à nous interroger sur notre propre façon de voir le leadership ou de travailler avec des leaders.

Que faîtes-vous ?  Du développement social, du développement local, du développement économique, du développement socioéconomique, du développement social, du développement durable, du développement communautaire, du développement économique local, du développement économique communautaire, du développement des communautés ou des collectivités ? À part un mal de tête, ça va.  De façon incluse, nous pourrions affirmer que le développement inclut toutes ces approches ou ces stratégies qui visent, en fin de compte,  à améliorer les conditions et la qualité de vie dans un milieu, ou dans une communauté.

Mais, l’essentiel n’est pas tant dans ces approches que dans les valeurs ou dans les principes d’action qu’elles véhiculent. Une approche serait valable lorsqu’elle

  1. ne travaille pas seulement avec des solutions techniques à appliquer, mais également la question du sens à donner (le développement touche notre existence même) ;
  2. ne dicte pas aux communautés ce qu’il faut faire ;
  3. favorise la participation citoyenne ;
  4. encourage la concertation la coopération et l’entraide entre les acteurs ;
  5. vise l’augmentation du pouvoir d’agir individuel (entrepreneurs, leaders) et collectif (organisations, collectivités)